Alexandra Leroy
Maeva Leroux
Depuis le XVIIIe siècle, on assiste à une intensité de l’envie de l’homme de faire de son monde, un monde parfait dans lequel son intervention est plus que nécessaire. Cette théorie est totalement en contradiction avec celle du XVIIe siècle, dans laquelle seule la présence de Dieu pouvait améliorer la vie humaine.
Ainsi, le progrès qui selon la philosophie des Lumières se qualifie comme « un processus linéaire, continu, de perfection et d’amélioration de l’humanité » mais même dans un processus de perfection, il existe des conséquences indésirables auxquelles l’homme se trouve confrontée.
A partir de cela, on peut se demander quelles sont les conséquences néfastes du progrès ?
Pour répondre à cela, nous verrons dans un premier temps que le progrès est un objet de discorde, puis, qu’il génère diverses conséquences.
Voltaire, fière de son époque n’a pas hésité à faire l’éloge de son époque dans sa poésie « Le Mondain » de 1736.
En effet il qualifia celle-ci « d’Age d’Or », nettement supérieur aux temps antérieur.
Son époque est « un paradis » qui doit son développement au Commerce, à la science, à l’industrie. Mais la clé de la sérénité et du bonheur réside dans le progrès.
En effet, celui-ci a permit de développer les conditions de vie, les mentalités du peuple… Nos biens aïeux vivaient dans l’innocence (…), Qu’auraient-ils pu connaître, ils n’avaient rien ".
Pour Voltaire le progrès est la condition du bonheur, « sans nuages, sans effet indésirables ».
Pourtant certaines personnes comme Rousseau sont outré de voir cet éloge sur le progrès et arbore des opinions différentes.
L’opinion de Rousseau est bien explicite sur le sujet du progrès.
"Paris est une ville de boue, et de fumée".
Tout d’abord, nous constatons que la nature des peurs a évoluée. En effet, nous sommes passés de peurs fondamentales « La peur en Occident de Jean Delumeau datant: la peur de la famine, de la mer, des tempêtes, des incendies, de l’Enfer » dont la seule façon de s’en protéger est la foi en Dieu à des peurs liées soient aux conséquences encore méconnues de progrès soient à des peurs mettant en jeu la survie de la planète « pénurie de l’eau, effets de la mondialisation, expansion du Sida, terrorisme ». Ces peurs prennent la forme d’angoisses qui peuvent se définir comme « une attente douloureuse devant un danger d’autant plus redoutable qu’il n’est pas clairement identifié. C’est un sentiment global d’insécurité, plus difficile à supporter que la peur » qui elle se qualifie par « un objet déterminé auquel on peut faire face ».
Toutes ses angoisses font l’objet de nombreux films cinématographiques « Soleil vert de Richard Fleischer datant de 1973 traite de l’alimentation industrielle, Mad Max de George Miller de 1979 qui aborde le sujet de la pénurie de pétrole, Les Temps modernes de Chaplin de 1936 qui montre une nouvelle approche du travail celle de la chaîne » mais aussi des romans tels que « Le Fléau de Stephan King de 1979 qui a pour sujet la dispersion d’un virus contagieux qui entraine la fin du monde, Le meilleur des Mondes d’Aldous Huxley de 1932 qui montre un homme déshumanisé et robotisé par les machines » ou encore des séries télévisées telles que « 24 heures chrono qui traite du terrorisme ».
Outre ces angoisses, le progrès provoque des catastrophes tels que des tremblements de terre « en 1755 qui provoque la mort de 100 000 personnes, des tsunamis en 2004 qui comptabilise 150 000 morts ». On peut expliquer ces phénomènes de deux façons: l’une est démontrée par Voltaire, le partisan du progrès et l’autre par Rousseau, non partisan du progrès.
En ce qui concerne, Rousseau, il trouve une explication logique à ces catastrophes naturelles « Lettre sur la Providence de 1756 : si les habitants de cette grande ville eussent été dispersés plus également, et plus légèrement logés, le dégât eut été beaucoup moindre, et peut être nul ». Quand à Voltaire, il est contre « la thèse de la bonté de Dieu et ne trouve aucune justification aux maux qui font de la vie sur terre, une vie de souffrance, de douleurs et de pleurs ».
En conclusion, on peut donc dire que le progrès est nécessaire afin d’améliorer la vie humaine mais il génère également des dangers lorsque par exemple, il est utilisé comme arme de guerre : « Voyage au bout de la nuit de Céline où elle qualifie le progrès d’abattoir international en folie ».
Cependant, on peut se demander si le progrès est-il plus important que les conséquences qu’il génère ?
Tags : Peur_progrès
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