Par Marion Hyvon
Quel débat éthique le progrès pose-t-il ?
Le progrès scientifique est l'accumulation des connaissances scientifiques qui concerne tout les domaines qui touchent à la vie, il accompagne le progrès technique qui aujourd'hui est de plus en plus dépendant des avancées scientifiques.
Seulement les recherches dans les sciences médicales et biologiques posent au fur et à mesure qu’elles avancent des questions d’éthiques. Afin de contrôler ce phénomène un comité consultatif national d’éthique pour les sciences de la vie et de la santé a été créé en France en 1983. Ces objectifs sont clair : éclairer le progrès de la science, soulever les enjeux de société nouveaux et poser un regard éthique sur ces évolutions. C’est ce qu’on appelle la bioéthique.
L’éthique du grec éthos et du latin éthicus signifie « morale ». C’est la discipline pratique et nominative qui se donne pour but de dire comment les êtres doivent se comporter.
Alors qu’est ce que la bioéthique ? C’est la recherche de normes morales applicables aux sciences du vivant, y compris la médecine.
La bioéthique est devenue un sujet d’actualité suite aux manipulations génétiques effectuées sur les plantes alimentaires, au clonage et à l’utilisation d’embryons humains.
C’est pour cela qu’intervient le comité national d’éthique pour les sciences de la vie et de la santé qui représente à la fois les tendances religieuses, philosophiques et éthiques différentes, afin de ne pas tomber dans l’eugénisme.
L’eugénisme qui est la volonté d’améliorer l’espèce humaine peut se traduire par une politique volontariste d’éradication des caractères jugés handicapants ou de favorisation des caractères jugés bénéfiques. Selon ses défenseurs l'eugénisme visait à assurer une humanité plus adaptée, donc en principe plus heureuse. Ce n'est donc pas sa fin en elle-même qui a été critiquable, mais bien souvent les moyens choisis.
Les risques potentiels de l’eugénisme sont le rejet futur de toute anormalité par une société qui ne tolère plus le « handicap » à une programmation de générations futures normalisées. En effet les biologistes et généticiens tendent à des gènes sans défaut afin de faire des futurs bébés parfaits. Par exemple les avortements thérapeutiques sont leur solution pour réduire les naissances de sujets porteurs de graves maladies. Pour ces raisons le comité d’étique est la pour mettre en garde contre les dangers du diagnostic prénatal.
Si les chercheurs ont tous la même volonté d’aller toujours plus loin dans leur acquis, ils ne se conforment pas tous aux mêmes limites. Ils recherchent également la satisfaction personnelle, la reconnaissance et au même titre le profit.
C’est là qu’on se rend mieux compte du lien entre le progrès scientifique et le progrès technique. Dans l’industrie le but premier est de réaliser des bénéfices et pour cela on utilise les avancés scientifique afin de créer toujours plus de besoin et ainsi faire de la société une société de consommateurs.
Cependant le progrès bien qu’il ait des points négatifs reste indispensable ce sont les avancées dans la connaissance et l’exploitation des énergies renouvelables qui vont nous permettre de limiter la pollution par exemple.
En conclusion on peut dire que le progrès bien que nécessaire à l’évolution des domaines technique, scientifique, médical, environnemental et sociétale reste à surveiller et à contrôler afin que l’évolution des mœurs suive avec l’évolution de la civilisation.
Tags : progres_ethique
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